Toukadime – تقدم > Beats hotter than fresh atay |En Fr|

Naila Missous
10.09.17
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In a world of fast food music, Toukadime has created something a little different. And seeing as going green is the way forward, what better way than recycling what you have into something even greater? Meet Toukadime. A two piece DJ group that blend Maghrabian vibes with funky beats

> Naila Missous speaks to Bachir, one half of this vibrant partnership to find out who are Toukadime and why you should know them, too.

What and Who is Toukadime?

Toukadime is the fusion of two DJs: Krimau and myself, Bashir. We are both DJs who both have different musical styles. Krimau is the evidently heterogeneous out of the two, with a selection focused on Black music of the 70s as an example. For my part, I am and always will be a Hip Hop DJ. In 2011 we decided to combine our forces and our vinyl recordings from northern Africa around the Toukadime project.

 

We chose this name because it seemed the most evocative when we talk about vinyl and the Maghreb. It was what was heard at the beginning of each disc to present the label and the artist. Since that date, we have intensified our search of records, and we share them both via our radio show, our YouTube channel and even sharing record covers on Instagram.

 

Why did you create it? What was your inspiration?

With Krimau, we work with instinct so we created all of this because we respect ourselves in the human sense through the music. These sounds speak to us and we wanted to know more. Since we were already DJs before Toukadime our inspirations are numerous and diffuse. We simply transferred the energy we had from our previous experiences into one.

After we became flooded with reasons for Toukadime, I think it was only a matter of time before Krimau, I and these sounds blended into one.

 

Do you think what you do is important?

It is important. But what we find more important is the relevance and importance for others rather than ourselves solely. I think that each project is initially driven by individual needs and I have no problem saying that it does us good and it is important for us. There is an element of affect in this project that is really important for a lot of reasons. After that we play on the radio or in the evening and there is an exchange and we feel that we touch people on a different level.

 

What has been the reaction of people in the diaspora about your work?

In general, people are receptive, regardless of whether they come from the Maghrebian diaspora or not. The feedback is really positive from the Maghrabians who do follow us and those who do share our common heritage. More so, when there is the possibility to play before different audiences, it’s an opportunity to inform a new audience of our sounds.

 

 

Do you feel you have a duty to do this kind of work?

No I do not think we have a duty. For us, it’s a throwback to bring back artists, labels and we learn something new every day. It is only a matter of shared pleasure, but it does not mean that we do this without taking it seriously.

 

Where would you like this to go next?

We’re currently working on a project where we would like to mix the visual and sound, but as our friend Maurice says:

There are no good ideas but only good concretisations

so we will talk about when it will be ready, inchallah. We also want to continue our radio shows which are our real meetings with people.

Naila Missous à discuter avec Bachir, l’un des deux Dj’s pour découvrir qui est derrière Toukadime et pourquoi vous devriez les connaître aussi?!

 

Quoi et qui sont Toukadime?

Toukadime c’est l’association de deux Dj’s Krimau et moi Bachir. Nous sommes tous les deux dj’s qui avions chacun son style musical différent.

Krimau est clairement le plus hétérogène avec une sélection axée Black music des années 70 mais pas uniquement, pour ma part je viens et je suis toujours dj Hip Hop. En 2011 nous avons décidé de combiner nos forces et nos disques vinyle d’afrique du nord autour du projet Toukadime. Nous avons choisi ce nom parce qu’il nous semblait le plus évocateur quand on parle de vinyle et du Maghreb, vu que c’est ce qu’on entendait au début de chaque disque pour présenter le label et l’artiste.

Depuis cette date on a accentué nos recherches de disques, et on les partage tant via notre émission de radio, notre chaine YouTube ou encore les pochettes sur Instagram.

Pourquoi l’avez-vous créé? Quelle était votre inspiration?

Avec Krimau on fonctionne à l’instinct donc on a fait ça avant tout parce qu’on se respecte humainement et que ces sons nous parlent et on voulait en savoir plus. Vu qu’on été déjà dj’s avant Toukadime nos inspirations sont nombreuses et diffuses. La culture du diggin étant très forte dans le hiphop, je pense que j’ai juste transposé mes automatismes.
Après plus que de trouver des raisons je pense qu’il ne s’agit que de concordance des temps entre Krimau, moi et ces sonorités.

 

Pensez-vous que ce que vous faites est important?

C’est important mais pour nous deux, dire que c’est important pour les autres je trouverais ça très prétentieux. Je pense que chaque projet est d’abord porté par des besoins individuels et j’ai pas de problèmes à dire que ça nous fait du bien à nous et c’est important pour nous. Il y a une partie d’affect dans ce projet qui est vraiment importante et ce pour plein de raisons. Après quand on joue en radio ou en soirée et qu’il y a un échange et qu’on sent qu’on touche aussi l’affect d’autres personnes c’est un level au dessus.

 

Quelle a été la réaction des personnes dans la diaspora à propos de votre travail?

En général les gens sont réceptifs et ce peu importe qu’ils soient issus de la diaspora maghrébine ou non. Les retours sont vraiment positifs comme si on participait à notre petit niveau à une visibilité d’un patrimoine commun. On a eu la chance de jouer devant différents publics et ils sont curieux qu’ils connaissent ou non ces musiques.

 

Vous sentez-vous obligé de faire ce genre de travail?

Non je pense pas qu’on ait un devoir, c’est un kif de remettre en lumière des artistes, des labels et nous on apprend tous les jours.

Il ne s’agit que de plaisir partagé, mais ca ne veut pas dire qu’on fait ça sans le prendre au sérieux.

 

Et après?

On travaille sur un projet où on aimerait mélanger l’aspect visuel et sonore, mais comme le dit notre ami Maurice:

il n’y a pas de bonnes idées mais que des bonnes concrétisations

donc on en parlera quand ca sera prêt inchallah.

On souhaite également poursuivre nos émissions de radio qui sont nos véritables rdv avec les gens.