My Foul’Art, réinventons l’étoffe |En Fr|

31.10.17
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The scarf is the item around which Assita Gassama and Emma Camara decided to gather hundreds of people. If I say “My Foul’Art” you will tell me “fashion”, “hijab”. Yes, many got it wrong and believed it was about “Hijab”. So, let’s go beyond controversy, hang your belts I’m taking you on a trip.

Warmly welcomed by Emma, dressed in a beautiful red dress and a scarf on her shoulders I pass the doors and there BAM I am propelled into another world, from the gray Parisian sky to the heat of Africa, I’m already moving to the rhythm of music, calligraphy, photos, colorful displays, smell of spicy food, all my senses were awakened!

 

Emma Camara and Maïssa Biroum.

 

For a successful event, you must have ambassadors up to the challenge and My Foul’Art team has gathered the best ingredients! Women, men, fashion influencers, pinups, religious…  a cultural choukchouka, everything I love!

 

Mohamed du collectif Zamounda, Juamericangirl, Yvoire de Rosen, and Olivia Pepette.

 

My Foul’Aaaaa Feel good * James Brown’s style *:

It was when I met the adorable Julie des Franjynes that I realized that the headscarf could have an impact on our well-being. I’ve met patients who suffered from alopecia after treatment before, but I did not expect to see a booth about this, here.

She told me her touching story that pushed her to create an alternative to the wig she could not stand; a simple fringe with a turban. “To be on all fronts”, Julie has created these accessories in several shades from brown to platinum blond, suitable for women but also for little girls.

 

“To be on all fronts”

My Foul’Art story:

In 2012, the International Festival of Romans-sur-Isère had the theme “Fashion and Identity”

It was the scarf, obviously!

This is how the Bernard Duffour photo exhibition “Moi, mon foulard” was born. With Monique Domergue a writer, they collected the testimonies of inhabitants who lived next to the community center. This exhibition was a reflection of this event. The scarf, this piece of fabric used in different purposes: the little girl whose scarf was supporting her plaster, Fatou for whom it is a very strong cultural symbol that reminds her of her childhood in Mali, Sylvain who uses this family stuff to make skin to skin with his little friend.

My Foul’Accessory:

The scarf this :

“never out of fashion” -EnSsoie

which we can not do without. You surely have some in your wardrobe!

But beware, there is no classic scarves here!

Silk squares “WonderWoman”, very POP of  EnSsoie, the turbans of Ohéacréations hyper practical that you can put them on in 20 seconds, even without a mirror, it is crazy. You could find scarfs from all over Africa! From Cameroon, Mali to Tunisia!

I also met the lovable Nabiila bee, the queen of the turban who made the “bee” her trademark.

 

Nabiila Bee, Maïssa Biroum.

 

After a break : SHOW TIME!

“What’s better than a parade to close this Parisian fashion week!” – Emma, the co-organizer

For women and for men, casual, festive, an explosion of style and colors. for the final, a show of the collective Zamounda.

To take a ticket for this event was like taking a ticket for a trip of colors, warmth, and moving stories.

Whether it is cultural, cultured, because it is cold or for our well-being, around the neck, on the head, at the waist or even as clothing, we all have a scarf that suits us.

 

 

“In the end, this event is there to put forward what brings us together” – Mohamed from the Zamounda Collective.

An event that brings together, here is the victory of Emma Camara and her association Les Passerailes de Rosa. A simple piece of fabric that brings together so many different people. An event that will surely be the precursor of other similar initiatives in France and even everywhere else.

Le foulard, voilà l’objet autour duquel Assita Gassama et Emma Camara ont décidé de réunir des centaines de personnes. Si je vous dit « My Foul’Art » vous allez me dire « mode », « hijab » oui beaucoup étaient à côté de la plaque et ont cru que c’était « le salon du Hijab ». Allez, dépassons la polémique, accrochez vos ceintures, je vous emmène en voyage.

Chaleureusement accueillie par Emma, vêtue d’une superbe robe rouge et d’un foulard sur les épaules je passe les portes et là BAM je suis propulsée dans un autre monde, de la grisaille parisienne à la chaleur de l’Afrique, je bouge déjà au rythme de la musique, calligraphies, photos, présentoirs colorés, odeur de nourriture épicée, tous mes sens sont en éveil !

Emma Camara et Maïssa Biroum.

 

Pour un évènement réussi, il faut bien sûr des ambassadeurs à la hauteur et Assita et Emma ont su réunir les meilleurs ingrédients ! Des femmes, des hommes, des influenceurs mode, des pinup, des religieux… en voilà choukchouka culturelle, tout ce que j’aime !

 

Mohamed du collectif Zamounda, Juamericangirl, Yvoire de Rosen, et Olivia Pepette.

My Foul’Aaaaa Feel good *James Brown’s style* :

C’est en rencontrant l’adorable Julie des Franjynes que je me suis rendue compte que le foulard pouvait avoir un impact sur le bien-être moral. Pourtant j’en avais croisé des patientes qui souffraient d’alopécie suite à un traitement, mais je ne m’attendais pas à voir un stand avec cette orientation, ici.

Elle m’a raconté son histoire touchante qui l’a poussée à créer une alternative à la perruque qu’elle ne supportait pas; une simple frange avec un turban. “Pour être sur tous les fronts”, Julie a créé ces accessoires en plusieurs teintes du brun au blond platine, adapté aux femmes mais aussi aux petites filles.

 

“Pour être sur tous les fronts”

My Foul’Art story :

En 2012, le Festival international de Romans-sur-Isère a eu pour thème « Mode et Identité »

C’était le foulard, c’était évident !

Voilà comment est née l’exposition photo « Moi, mon foulard » de Bernard Duffour. Avec Monique Domergue, écrivain, ils ont recueilli les témoignages d’habitants qui côtoyaient la Maison de Quartier. Cette exposition était à l’image même de cet évènement. Le foulard, ce bout de tissu décliné à toutes les sauces : la petite fille dont le foulard soutenait son plâtre, Fatou pour qui c’est un symbole culturel très fort qui lui rappelle son enfance au Mali, Sylvain qui se sert de cette étoffe familiale pour faire du peau à peau avec son petit Amédé.

 

My Foul’Accessoire :

Le foulard cet :

“intemporel et indémodable de la garde robe” -EnSsoie

dont on ne peut se passer. Vous en avez sûrement dans vos placards !

Mais attention, ici pas des foulards classiques, non non !

Des carrés de soie « WonderWoman », très POP d’EnSsoie, les turbans d’ohéacréations hyper pratiques qu’on peut mettre en 20secondes, montre en main et même sans miroir c’est dingue. Du foulard en veux-tu en voilà des quatre coins de l’Afrique ; Cameroun, Mali jusqu’en Tunisie !

J’ai également rencontré l’adorable Nabiila bee cette reine du turban qui a fait de l’abeille (bee en anglais) sa marque de fabrique.

 

Nabiila bee, Maïssa Biroum.

 

Après une pause thiebbou et bissap : SHOW TIME !

« Quoi de mieux qu’un défilé pour clôturer cette fashion week Parisienne ! » – Emma, la co-organisatrice

Pour femmes, pour hommes, casual, festif, une explosion de style et de couleurs. Avec pour final, un show du collectif Zamounda.

 

Prendre un ticket pour cet évènement c’était prendre un billet pour un voyage, des couleurs, de la chaleur, des histoires émouvantes.

Que ce soit culturel, cultuel, parce qu’on à froid ou pour son bien-être, autour du cou, sur la tête, à la taille ou même comme vêtement, on a tous un foulard qui nous va.

 

« au final cet évènement est là pour mettre en avant ce qui nous rassemble » – Mohamed du Collectif Zamounda.

 

Un évènement qui réunit, voilà la victoire d’Emma et de son association les Passerailes de Rosa. Un simple morceau de tissu qui rassemble des personnes tellement différentes. Un évènement qui sera sûrement le précurseur d’autres initiatives similaires en France et même partout ailleurs.